Les rapports entre l?âme (esprit) et le corps
C?est une distinction qui remonte à Platon dans les dialogues socratiques qui tournent autour du procès de Socrate, de son attente en prison et de sa mort.
Est-ce qu?il y a quelque chose qui survit après la mort ?
Socrate : oui, après la mort, il y a la survie de l?âme (mais après réflexion dans la prison, il n?est plus tout à fait sûr).
Platon, lui dit, on peut distinguer l?âme du corps, le corps est une prison pour l?âme qui la limite.

Les âmes sont en nombre fini dans le monde, elles sont dans l?intuition pure du beau,de temps en temps, elles s?incarnent dans un corps mais oublient l?apprentissage qu?elles avaient acquis.
Le corps appartient au monde sensible (ex : la caverne de Platon, on a donc pas d?accès aux choses).
Tout le travail de l?âme est de se libérer du corps, se souvenir de son apprentissage?
Les valeurs attribuées à l?âme et au corps sont différentes, le monde des idées (qui est réels « ex : table, chaise? ») est différent du monde sensible.

L?âme est l?un des deux principes de l?homme, au 17ème Siècle, Descartes déclare que tout ce qui est sens revient et appartient au corps, la âme est donc la pensée, l?esprit.
Descartes et le premier à établir la philosophie du sujet, il place le sujet au centre du développement. Son objectif est d?établir les fondements d?une science admirable capable d?installe elle-même ses propres connaissances.
Pour lui, les mathématiques sont la seule science fondée, car elle n?est pas basée sur le doute, c?est là dessus qu?il va s?appuyer pour fonder sa méthode :
Le point de départ pour Descartes est le doute, parce que son problème est le fondement de la connaissance, le doute méthodique est le doute pour chercher ce qui est indubitable, celui-ci se double d?un doute hyperboléïque (doute de tout, y compris de lui-même) mais il arrive tout de même a une certitude « quand je doute, il faut qu?il y est quelqu?un qui doute ».
Le « moi » doit être présupposé, il y a alors une exploration du JE, du cogito en tant qu?il résiste à l?épreuve du doute « je pense = je suis ; je suis = j?existe ».
Il établit que JE est une chose pensante « res cogitans » s?oppose à la « res extensa » (tout ce qui n?est pas la chose pensante).
La res extensa :
Il institue une théorie où il y a deux substances radicalement différentes dans le monde.
Substance : vient du verbe subsister, ce qui demeure en soi (reste la même chose tout le temps) et par soi (c?est par elle-même qu?elle subsiste).
C?est une réalité (qui existe) caractérisée par la permanence et qui sert de support (substra) aux accidents (aux qualités, aux attributs).
Ses accidents sont des propriétés que l?on peut attribuer à une substance mais qui ne sont pas permanente.
Cette théorie institut un dualisme radical entre le monde matériel et le monde spirituel.
L?homme participe aux 2 mondes, comment unir 2 substances alors que le propre d?une substance est de ne pas pouvoir être autre chose que ce qu?elle est ?
Descartes doit donc avoir une définition de l?homme très particulière.
La séparation entre l?âme et le corps se trouve au moment où apparaît l?évidence du « je pense ». Il peut penser une dépendance de la substance pensante et de la substance répandue.
Il existe alors une interrogation entre le « moi (JE) » et la nature corporelle ?
Le corps ne participe en rien dans l?identité en tant que moi, la pensée est un attribut qui m?appartient. L?existence est fondée ici dans le « Je pense ».
Il insiste sur l?opposition entre :
Dans la sixième méditation : union entre l?âme et le corps, elle lui est si étroitement conjointe et unie qu?elle ne compose comme (quasi = presque) une même chose (caractérisée par l?unicité) avec ce corps.
La définition de l?homme pose donc ici un problème, Que suis-je ?
JE = mon âme, mon esprit
Y a-t-il une opposition entre la théorie de l?homme comme âme et la théorie de l?homme comme homme ?
Il y a 6 méditations :
TEXTE 1 : Descartes, 2ème méditation
Etablit la certitude de son existence mais pas sur la nature de son existence, quelle est l?essence du « Je pense ». Il ne peut pas dire ce qu?il est au regard de ce qu?il pensait être, Descartes veut établir d?une manière certain l?édifice de sa connaissance.
Il va reprendre ses idées et va les faire passer au doute. Je suis un homme, Qu?est-ce qu?un homme ?
Aristote dit : l?homme est un animal raisonnable.
2ème paragraphe :
Qu?est-ce qui est accessible à son observation ?
le corps (ses constituants) : d?un point de vue extérieur, c?est une chose qui n?est pas inerte mais qu?il y a un rapport fonction externe de son être (se nourrir, sentir, penser, dormir?) : rapportées à l?âme et il nous dit qu?il ne va pas s?arrêter à l?âme
Le corps, il n?y a pas de doute, propriété de la substance étendue (donne cette définition par l?observation de son propre corps), ses propriétés sont :
Ce sont des propriétés essentielles.
3ème paragraphe :
Descartes est à la recherche de ce qu?il est en réalité ? Il pense que Dieu le trompe, dans cette partie, il y a réapparition de multitude de questions.
Descartes va réexaminer son observation, il dénombre les parties du problème pour regarder s?il n?y a rien.
Aucune des choses observées ne peuvent être définit pour le « moi », le corps n?est pas « moi ».
L?âme peut-elle concevoir les attributs du MOI ? , les attributs de l?âme sont :
me nourrir et marcher (pas de corps donc pas d?âme)
sentir (on ne peut sentir sans l corps), la sensation nous vient des sens, sans le corps, on ne peut avoir de sensation (attention : sensation au niveau du rêve), on peut donc avoir l?impression de sensation. Rien ne nous dit que nos sensations nous délivrent des choses vraies sur ses sensations, cette faculté ne peut me définir
penser : je suis, j?existe (cogito cartésien), donc je pense
Il y a une certitude absolue que l?on ne peut résilier, mais quelle est la nature temporelle de ce cogito ? Il dure tout le temps car une personne ne s?arrête jamais de penser (jusqu?à la mort qui stoppe toutes pensées).
Le fait de sentir est une pensée, pour lui il n?y a pas d?idées de pensée inconsciente. Il existe une équivalence de terme entre :
Descartes définit le MOI comme participant de la substance pensante (res-cogitan).
Il affirme que le cogito est vrai, il se base sur son critère de vérité : chose claire et distincte (il peut le saisir par l?entendement).
Ce critère de vérité affirme le cogito, il est établit comme vrai : « je suis une chose qui pense ».
Est ?ce suffisant ? Je ne suis pas mon corps, l?âme est considérée comme un souffle vital.
4ème paragraphe :
On est dans le doute, Descartes ne peut établir des choses sur ce qu?il ne connaît pas. La connaissance du cogito ne dépend d?aucune autre chose connue, si le fondement vient d?autre chose, il faudrait vérifier toute les bases, le cogito ne vient de rien, il vient d?un examen de la critique du doute de tout, c?est le point d?encrage de la fondation cartésienne.
5ème paragraphe :
Descartes examine ce que veut dire « penser »?
« Qu?est-ce qu?une chose qui pense ? c?est-à-dire une chose qui doute, qui conçoit, qui affirme, qui nie, qui veut, qui ne veut pas, qui imagine aussi et qui sent ».
Ce sont des propriétés contingentes de la substance pensante (res cogitan, la pensée), on n?est pas obligé de toutes les avoir en même tant, se sont des types de penser.
Descartes dit « je doute presque de tout », le « je pense » devient indubitable.
Il se pose donc un ensemble de questions dans son texte de sa deuxième méditation.
Il n?est plus légitime de douter car lui, il doute. Donc il doute de presque tout sauf qu?il doute.
Pour conclure, Descartes nous dit : « j?ai un peu plus de lumière sur ce que je suis légitimement ?
Texte 2 et 3 : Descartes, 6ème méditation
1er paragraphe :
Descartes reprend un argument pour montrer que l?âme et le corps sont de chose distinctes. Ont-elles les mêmes facultés ?
L âme et le corps - indivisible, principe d?unicité, individualisation (c?est un tout unique qui ne comporte aucuns éléments) ?- toujours divisible (pensée ou réalité) ?
Descartes nous dit : si on coupe un membre d?un corps :
L?âme fait parti de tout le corps, donc est-ce que je coupe une partie de mon âme ?
Ce n?est pas la même substance donc on ne coupe pas une partie de l?âme
On est donc face à un dualisme cartésien, l?âme est différente du corps.
2ème paragraphe :
C?est un résumé de sa position face à la distinction de l?âme et du corps, pour conclure, il établit que cette essence est une chose qui pense.
Est-ce que dans cette essence rentre des propriétés autres que la pensée ?
Non, c?est que la pensée qui constitue la nature de mon être :
qui suis-je ?
« je suis une chose qui pense »
MA NATURE EST DE PENSER !!! (je pense sans mon corps)
Texte 4 : Descartes, 6ème méditation
L?idée principale : l?âme et le corps sont unies étroitement (ils ont un lien particulier entre eux).
Le problème de Descartes part dans la théorie la plus pure (la plus abstraite), mais la réalité le rattrape. Dans la réalité, l?individu a un corps.
C?est à cause des sensations qui découvre le lien entre l?âme et le corps.
Par exemple :
Avoir faim, c?est le corps qui a faim, pas l?âme
=> la douleur, qu?est-ce qui amène à la douleur ?
Elle est provoquée par un évènement extérieur au corps (« blessure » du corps qui modifie son état et qui provoque une douleur).
La sensation de cette douleur provient de l?âme (état mental, esprit). Descartes dit bien qu?il n?y a pas de sensation si il n?y a pas d?âme.
Le phénomène de douleur est très intéressant car il existe une interaction entre l?âme et le corps.
3ème paragraphe :
On remarque une analogie, « je ne suis pas seulement logé dans mon corps, ainsi qu?un pilote en son navire » :
le pilote commande son navire
d?une part, le corps ressent certaines choses de l?âme
d?autre part, l?âme ne commande pas son corps, elle peut être affectée par des problèmes du corps
Il existe donc un lien spécial entre l?âme et le corps.
3ème ligne : « comme (presque) un seul tout en lui », cette union reste une union problématique.
Texte 5 : Descartes, Passions de l?âme
Il élabore une physique pour expliquer l?âme et le corps, pour lui on a dans le corps des esprits animaux (particule) qui n?ont aucun mouvement propre, qui vont aller bouger la glande pinéale (au niveau du cerveau), qui va elle-même imprimer le mouvement afin de l?amener à l?âme.
Le problème fondamental est un problème moral : Comment l?âme peut-elle mouvoir le corps ? Comment une action volontaire est-elle possible ?
union causale entre l?esprit et le corps (dualisme interactionniste)
les états physiques peuvent causer des états mentaux
les états mentaux peuvent causer des états physiques
Le problème est qu?il n?explique pas comment il est possible pour des états mentaux d?exercer une action causale sur des états physiques dans un lieu précis ?
Il y a donc un problème de causalité mentale : la réflexion sur la possibilité sur ce que sont les phénomènes mentaux (s?il existe), leur nature, sur le statut du phénomène mental.
Exemple de phénomènes mentaux :
une sensation
une émotion
une représentation de l?imagination
une perception
une croyance (au sens général : tous ce que je crois où ce que je vois, je crois qu?il pleut, je vois qu?il pleut)
un désir
une volition (fait intervenir la volonté)?
Les phénomènes mentaux possèdent 2 caractéristiques :
Elles ne regroupent pas tous les états mentaux. Les phénomènes mentaux existent-ils ? S?ils existent, de quelle nature sont-ils ?
Le but de la philosophie de l?esprit est de rendre compte les manifestations des phénomènes mentaux, elle passe par le biais des concepts mentaux, sont-ils adéquats ?
Le problème majeur est le rapport entre le corps et l?âme ?
L?esprit se manifeste normalement par des activités corporelles, pourtant, si on le livre à une réflexion (introspection), on peut se persuader que l?esprit est totalement indépendant du corps.
Le corps est le support d?états physiques (de la matière) :
évènement qui procure une douleur = on se pique avec une aiguille
le mouvement
une vitesse
une masse?
L?état physique est l?ensemble des états susceptible d?être traités par une des sciences de la nature les états mentaux ont comme caractéristiques la conscience et l?intentionnalité (production de qualia, les états mentaux sont caractérisés par les effets de ses qualia).
Un qualia est l?effet que ça fait.
Le problème c?est que les qualia, il y en a autant que d?individu, sont-ils les mêmes selon les individus ? Il n?y a pas de mise en commun des qualia entre les individus.
Les états physiques en tant que tel, ne produisent pas de qualia, il provoque un état mental qui lui va produire un ou plusieurs qualia.
Pourtant, il existe une relation entre les 2.
A) Les types de liens causals
Il existe 4 types de liens causals :
Comment est-ce possible ? On peut vouloir bouger la table, sans un état physique, elle ne bougera pas !
C?est donc la causalité qui pose problème ! la notion de cause est forte, on ne peut pas décrire un phénomène mental.
Le phénomène mental n?est pas forcément la cause du phénomène physique, si on dit que des états mentaux provoquent des états physiques, on rentre en conflit avec l?un des principes de bases : principes de complétude causale, nomologique et explicative.
« Tout état physique donné dans la mesure où il y a des causes, dans la mesure où il est soumis à des lois et dans la mesure où il permet une explication ».
« Tout état physique donnée dans la mesure où il y a des causes complètes, dans la mesure où il est soumis à des lois complètes et dans la mesure où il permet un explication complètes ».
C?est une explication qui fait référence à d?autres états physiques, pour un état physique, il faut donc trouver des causes physiques.
Le premier grand courant et le naturaliste physicalisme (forme de monisme « un seul type de substance dans le monde » et tous ce qu?il y a dans le monde est de nature physique).
Il existe une science qui joue un rôle fondamental dans cette notion, c?est la science physique (tous ce qui est observable dépend ontologiquement d?entité et de propriété physique).
Le physicalisme est une forme de naturaliste, le naturalisme est une conception selon laquelle tous les traits du monde peuvent être réduit à terme. Le physicalisme nous dit qu?il n?existe que des états physiques.
Le problème concerne la relation entre le phénomène mental et ceux décrit par la philosophie contemporaine. Est-ce que les phénomènes mentaux peuvent être réduit à des phénomènes physiques ?
Les physicalistes s?appuient sur le principe de base, les phénomènes mentaux doivent être tout d?abord des phénomènes physiques. Il y a deux formes principales de physicalistes :
la théorie de l?identité = chaque phénomène mental est identique à un phénomène physique
la théorie de la survenance = les phénomènes mentaux dépendent de phénomène physique mais ne leur sont pas proprement identique
B) Les théories de l?identité
La théorie de l?identité psychophysique se présente sous plusieurs versions :
la théorie de l?identité type = chaque type d?état mental et identique à un type d?état cérébral (ex : un type de douleur, un type de stimulation neuronale = la chaleur est associée à un certain type d?agitation moléculaire), objection de la réalisabilité multiple : un même phénomène mental peut être réalisé de différentes manières d?un cerveau humain à l?autre
l?identité c?est pas entre les types, c?est entre les occurrences, chaque occurrence d?évènement mental fait une certaine occurrence physique (type = il fait chaud aujourd?hui, occurrence = il fait chaud aujourd?hui VRAI OU FAUX), par exemple : type de pièce = 1 ? ?, occurrence = 5 pièces de 1 ?, 5 occurrences de type de 1 ?
Les phénomènes physiques peuvent être différents selon l?individu, le problème est qu?elle ne répond pas à la question de savoir : en vertu de quoi le phénomène physique provoque le phénomène mental ?
Il y a donc un dualisme des propriétés de cette substance : physique et psychologique. Quel est le rapport entre ces propriétés ?
C) Le fonctionnalisme
C?est une théorie d?actualité, son origine : les concepts mentaux peuvent être définit en terme causaux.
Par exemple :
La douleur est une expérience causée par des stimuli causé par des dommages corporels = « J?ai mal » est associée à la douleur n terme de cause.

y, x, u = cause la douleur
v = causé par la douleur
La psychologie populaire est un ensemble des principes du sens commun que nous mobilisons contre ses principes, c?est une forme de holisme (quelque chose est près dans un réseau global « les relations sociales » relatif à l?attribution des états mentaux.
Un état mental est pris dans un réseau d?autres états mentaux qui sont constitués par leur position relationnelle dans un réseau de relations causales entre des entrées sensorielles d?autres états mentaux et des sorties motrices.
Pour tous les phénomènes mentaux il y a un ou plusieurs input (mettre dedans, entrée) sensoriel qui va causer un phénomène mental et ce phénomène mental va se retrouver avec un ou plusieurs output (sortie) motrice.
Chaque occurrence d?état mental est identique à une occurrence d?état physique mais un type d?état mental va être identifié à une propriété d?ordre supérieur : le rôle causal (fonctionnel) que joue les occurrences de cet état dans l?économie mentale du sujet. Chaque occurrence est prise dans un réseau de relation qui constitue son type d?état mental.

L?idée pour le fonctionnalisme, les rôles fonctionnels n?ont pas besoins d?être remplit par les états d?une substance immatérielle, ils peuvent être occupé par des états physiques.
Le fonctionnalisme identifie les types mentaux n?ont pas des types physiques mais on a les types mentaux qui correspondent aux types fonctionnels (qui sont intermédiaire entre le niveau intentionnel et le niveau de la réalisation physique des états mentaux).
Texte de H. Putnam, « la nature des états mentaux » :
Les organismes présentent un état fonctionnel, on le retrouve dans des machines. Les phénomènes mentaux des phénomènes physiques, il n?y a donc pas des phénomènes qui sont attachés à un substrat. Si on analyse le phénomène mental, on peut retrouver cet état fonctionnel.